Le 15, le 16 et le 18 Septembre 2026, le programme Igire-Gimbuka de Caritas Rwanda a réuni des partenaires et des parties prenantes dans les districts de Rubavu, Nyamasheke, Karongi et Rutsiro à l’occasion d’une série d’activités de transition et d’apprentissage, organisées sous le thème « Pérenniser les résultats en matière de VIH grâce à l’appropriation locale ».
Ces rencontres ont offert une occasion de célébrer les progrès réalisés, de partager les enseignements tirés et de réfléchir aux moyens de maintenir les résultats obtenus dans la lutte contre le VIH au-delà de la clôture du programme.
La première activité s’est tenue dans le district de Rubavu le 15 septembre 2026, suivie de rencontres à Nyamasheke le 16 septembre, puis à Karongi et Rutsiro le 18 septembre. Dans les quatre districts, ces rencontres ont constitué une plateforme permettant aux partenaires et aux parties prenantes d’échanger leurs expériences, de mettre en évidence les leçons apprises et de renforcer la collaboration en faveur de la pérennisation des interventions de lutte contre le VIH.
Mis en œuvre d’octobre 2022 à septembre 2026, le programme Igire-Gimbuka a touché 68 299 enfants et personnes qui s’occupent d’eux, grâce à un ensemble de services visant à répondre aux besoins en matière de santé, d’éducation, de renforcement économique et de protection.
Renforcer les résultats en matière de santé et de VIH
Dans le cadre de son volet santé, 14.775 personnes ont été sensibilisées au VIH et orientées vers des services de prévention, notamment le dépistage du VIH.
Le programme a également apporté un soutien à 11.912 personnes vivant avec le VIH, dont 1.206 enfants et adolescents vivant avec le VIH âgés de 0 à 20 ans, à travers des conseils en matière d’observance du traitement, un suivi régulier et un accompagnement psychosocial.
Igire-Gimbuka a également fourni un soutien psychosocial aux enfants et adolescents vivant avec le VIH, aux personnes vivant avec le VIH et aux survivants de violences basées sur le genre. Par ailleurs, 25 groupes de soutien entre pairs pour l’observance du traitement ont été renforcés et accompagnés.
L’un des résultats importants enregistrés dans le domaine de la santé est le taux de suppression de la charge virale de 98,5 %, illustrant l’importance du soutien continu à l’observance du traitement et du suivi des personnes vivant avec le VIH.
Favoriser le maintien des enfants à l’école
L’éducation a constitué un autre domaine important d’intervention. Au total, 6 550 orphelins et enfants vulnérables (OEV) d’âge scolaire ont bénéficié d’un accompagnement et d’un suivi régulier de leur assiduité et de leurs résultats scolaires, avec un taux de présence régulière de 100 %.
Le programme a pris en charge les frais de scolarité de 1 121 apprenants, tandis que tous les apprenants soutenus ont reçu du matériel scolaire essentiel, notamment des sacs à dos, des stylos et des cahiers. Les filles ont également reçu des serviettes hygiéniques afin de les accompagner pendant leurs périodes menstruelles.
Ces interventions ont contribué à réduire certains des obstacles susceptibles d’affecter la participation des enfants à l’école et la continuité de leur parcours éducatif.
Renforcer la résilience économique des ménages
Conscient du lien entre le bien-être économique des ménages et leur capacité à soutenir les enfants et à maintenir l’accès aux services essentiels, Igire-Gimbuka a également investi dans le renforcement économique.
Au total, 260 participants ont bénéficié d’un appui à la formation technique et professionnelle (TVET), comprenant les frais et le matériel de formation pendant six mois, un apprentissage de trois mois ainsi qu’un kit de démarrage.
Le programme a également accordé des subventions à 899 ménages afin de renforcer leurs activités génératrices de revenus, bénéficiant ainsi à 4 875 membres de ces ménages.
En outre, 218 groupes d’épargne, regroupant plus de 6 275 membres, ont bénéficié d’une formation en éducation financière et ont été mis en relation avec des institutions financières, notamment des banques et des institutions de microfinance.
Parmi les adolescents considérés comme les plus à risque, notamment les adolescentes mères, 327 ont bénéficié d’un appui sous forme de petits animaux d’une valeur de 50 000 RWF, afin de contribuer à leur autonomisation économique.
Renforcer la protection et créer des environnements sûrs
Igire-Gimbuka a également mis l’accent sur la création d’environnements plus sûrs pour les enfants, les adolescents et les familles.
Au total, 890 survivants de violences basées sur le genre (VBG) ont bénéficié de services de soutien psychosocial, tandis que 153 adolescentes mères et leurs parents ont participé à des cliniques mobiles consacrées aux VBG.
Le programme a également touché 1.453 personnes s’occupant d’enfants à travers des messages sur la parentalité positive visant à améliorer la communication entre les enfants et leurs parents, dont 100 personnes atteintes à travers le FMP.
Afin de renforcer la prévention et la réponse au niveau communautaire, 613 IZU (Inshuti z’Umuryango) ont été formés sur la prévention du VIH, la protection de l’enfant, la prévention des VBG, le signalement des cas et le soutien de première ligne aux victimes de VBG.
Par ailleurs, 6.385 enfants âgés de 10 à 17 ans ont participé à des programmes de prévention portant notamment sur la santé et les droits sexuels et reproductifs (SRHR), le CBIM et le FMP.
Des réalisations à la pérennisation
Les activités de transition et d’apprentissage organisées dans les districts de Rubavu, Nyamasheke, Karongi et Rutsiro ont permis aux partenaires et aux parties prenantes de revenir sur ces réalisations, de partager leurs expériences et les enseignements tirés, et de réfléchir aux moyens de pérenniser les acquis.
Les autorités des districts ayant participé à ces rencontres ont salué les réalisations du programme Igire-Gimbuka et ont encouragé Caritas Rwanda à continuer à tenir compte des populations de leurs districts respectifs lors de la conception et de la planification de futurs projets.
Alors qu’Igire-Gimbuka arrive au terme de sa période de mise en œuvre, le processus de transition met l’accent sur l’importance de l’appropriation locale, de la collaboration et des approches dirigées localement pour maintenir les résultats obtenus dans la lutte contre le VIH.
Ces rencontres ont ainsi constitué une occasion de célébrer quatre années de progrès, tout en préparant la voie à la pérennisation des acquis et à la poursuite des efforts en faveur des enfants, des adolescents, des personnes vivant avec le VIH et de leurs familles.


