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UN BREF APERÇU

La Caritas Rwanda a été créée en 1960. Contenu par les Évêques Catholiques du Rwanda. Elle a été officiellement reconnue comme une organisation sans but lucratif par l’arrêté ministériel n° 499/08 en 1962, et est devenue une Organisation non gouvernementale conformément à la loi no 06/2012 du 17/02/2012 déterminant la gestion et la gouvernance des institutions basées sur les religions au Rwanda. Depuis 1965, Caritas Rwanda a été intégrée dans une organisation étendue, Caritas Internationalis, qui est une confédération internationale de toutes les Caritas du monde.  Actuellement, la Caritas Rwanda œuvre dans tout le pays à travers les Caritas diocésaines, Caritas paroissiales, Caritas des Centrales et les Caritas des Communautés Ecclésiales de Base.

Mission de la Caritas Rwanda

La Caritas Rwanda vise à créer une communauté de personnes qui respectent la dignité humaine dans laquelle chaque être humain a été créé, la dignité privée par la discrimination, l'extrême pauvreté, les maladies et l'injustice. La Caritas aide les personnes vulnérables à travers ses œuvres socio-caritatives, les initiatives dans les domaines de santé et de développement. Toutes ces activités sont basées sur la charité.

Valeurs de la Caritas Rwanda  

Dignité des êtres humains;

Solidarité

Service

Subsidiarité et partenariat

Compassion

Espérance

Egalité

Intendance

Objectifs-clés de la Caritas Rwanda

Fournir un soin particulier aux personnes vulnérables sans distinction aucune;

Construire un être humain bien complet ;

Soutenir les contributions des bénéficiaires ;

Promouvoir le partenariat;

Assurer un bon service;

Développer les activités durables.

A BRIEF OVERVIEW

Rwanda was established in 1960 by Catholic Bishops of Rwanda. It was officially recognized as a non-profit organization by the ministerial order nr 499/08 in 1962, and became a non-governmental organization according to the law no 06/2012 of 17/02/2012 governing the management and governance of religion-based institutions in Rwanda. Since 1965, Caritas Rwanda was integrated in an extended Caritas Organization known as, Caritas Internationalis, which is an international confederation of all Caritas organizations in the world. At the moment Caritas Rwanda is operating countrywide through Diocesan Caritas, Parish Caritas, sub-parish and Small Christian Communities’ Caritas.

Caritas Rwanda’s Vision and Mission

The Vision of Caritas Rwanda is to achieve a society that provides human dignity in which every human being was created; the dignity deprived by discrimination, extreme poverty, sickness and injustice. Caritas assist the vulnerable through its socio-welfare activities, health and development initiatives. All these activities are based on Charity.

Caritas Rwanda’s values:  

Human Dignity

Solidarity

Service

Subsidiarity and partnership

Compassion

Hope

Equity

Stewardship

Caritas Rwanda Key objectives

To provide a particular  care to the vulnerable without any discrimination;

To achieve an integral human being ;

To support beneficiaries ‘contribution ;

To promote partnership;

To ensure quality service;

To promote sustainable activities.

 

 

Partenaires

Video

Guca Burundu Inzara mu Bugesera 1

 

Guca Burundu Inzara mu Bugesera 2

 

Guca Burundu Inzara mu Bugesera 3

 

Les femmes chefs de ménages, une expérience unique de la Caritas Rwanda à Mahama: Deuxième partie: les témoignages

Six mois viennent de s’écouler depuis qu’une cohorte de 1000 femmes de ménages ont démarré une quarantaine d’associations d’épargne et de crédits internes (Saving and Internal Lending Communities – SILC) et se sont lancées dans diverses activités génératrices de revenus. Nous avons rencontrées quelques unes à leur lieu de travail et elles nous ont livré leurs témoignages.

Ces femmes ont pour dénominateur commun le fait d’être des veuves ou des femmes seules dont les conjoints sont soit restés au Burundi ou dont elles ignorant le sort. Elles ont donc la charge de nourrir et d’élever seules leurs progénitures, parfois sans moyens suffisants voir dans le dénuement. Elles étaient accablées par le désespoir, l’isolement et la précarité. Toutes ignoraient ce mode d’épargne et de crédits internes que la Caritas a initié au sein de leurs groupes. Aujourd’hui, elles revivent un espoir si fort qu’elles nous ont déclaré avoir beaucoup appris grâce au SILC et sont déterminées à poursuivre cette activité une fois rentrées au Burundi. Leur problème majeur, affirment-elles, réside dans le fait que leur capital est encore très maigre.

Ces femmes s’occupent généralement du petit commerce, notamment la vente des produits agricoles (patates douces, manioc, bananes vertes à cuire, etc.), des légumes (tomates et amarrantes), des fruits (bananes mures, avocats, etc.), des autres produits de consommation courante tels que le charbon de bois, le bois de chauffage et certains produits que l’on vend dans les boutiques, etc.

Liberata Karungi, 38 ans, vit avec ses six enfants. Agricultrice de métier, elle vendait des produits agricoles dans sa commune de Giteranyi au Burundi. Depuis qu’elle s’est installée à Mahama, elle était rongée par le désespoir car elle ne parvenait pas seule à trouver de la nourriture et des habits pour ses enfants et pour elle-même. Pour essayer de varier la nourriture, elle était obligée de vendre une partie de la ration mensuelle que fournit le PAM (Programme Alimentaire Mondial) aux réfugiés, une ration faite exclusivement de grains de maïs et de haricots. Mais depuis qu’elle a adhéré au groupe SILC “Dishyigikirane”, elle a commencé par la vente de légumes et des tomates, et, aujourd’hui, elle est arrivée à vendre des bananes à cuire et des maniocs crus au marché du camp. Son seul problème est qu’il a beaucoup de concurrentes dans cette activité. Mais, nous a-t-elle dit, chaque que la vente ne procure pas de gain, je recours à l’association pour un nouveau crédit que je rembourse avec un intérêt de 10%.

Depuis le début de son SILC, Mme Karungi Liberata vient en effet de contracter trois crédits.  A la question de savoir si ses conditions de vie se sont entre-temps améliorées, elle nous a répondu: “Oui, elles se sont beaucoup améliorées. Avant, je n’avais nulle part où recourir lorsque j’étais aux prises avec des problèmes qui exigent de l’argent. Mais, aujourd’hui, chaque fois que j’éprouve un tel problème, je demande un crédit au groupe, et lorsque un enfant ou moi-même tombons malades, l’association m’apporte son assistance. Sans nul doute que lorsque nous allons nous départager après ce premier cycle, j’investirai davantage dans mes activités de vente”.

A la question de savoir quel intérêt elle escompte trouver dans le SILC, elle a répondu: ”Mon intérêt réside dans ce que j’aurai épargné au terme d’une année, lorsque nous allons nous départager. Je recevrai alors une importante somme avec laquelle je pourrai acquérir beaucoup de choses que je n’aurai pas acquérir autrement. Le SILC est aussi très important pour moi car c’est un lieu de rencontre avec d’autres femmes pour partager nos divers problèmes et éventuellement recevoir un crédit ou une assistance dans le cadre du fonds de solidarité.

Clémentine Mukantagorama, 34 ans, vit avec ses quatre enfants et son petit frère. Elle appartient au même SILC que la précédente et vend des pommes de terre, des bananes vertes, des patates douces et des maniocs au marché du camp. “Même si je suis une PVVIH, nous a-t-elle dit, je dois travailler chaque jour, sans repos, pour nourrir et habiller ses enfants”.

Pour Clémentine Mukantagorama, l’importance du SILC réside dans le fait de ressembler les femmes qui souffraient de l’isolement et du désespoir et pour promouvoir elles-mêmes leur auto-développement. Lorsque nous nous réunissons, a-t-elle indiqué, nous échangeons sur nos problèmes et nos difficultés respectifs, et si quelqu’une a besoin d’argent, elle contracte un crédit.

Pour ce qui la concerne plus particulièrement, Clémentine Mukantagorama a déjà contracté deux crédits pour accroître son capital de commerce. Avant, nous n’avions nulle part où recourir en cas de besoin d’argent, nous a-t-elle affirmé. Elle nous a également certifié que ses conditions de vie se sont beaucoup améliorées depuis qu’elle a adhéré au SILC. “Je suis sûre qu’elles s’amélioreront davantage lorsque nous allons nous départager et je pourrai alors acquérir ce dont ma famille et moi-même avons besoin”, nous a-t-elle assuré.

Danielle Munezero, 22 ans, vit avec deux enfants et vend des avocats et des bananes mûres au marché du camp de Mahama. Bénéficiant d’une ration mensuelle proportionnelle à sa petite taille familiale, elle ne tarit pas d’éloges pour son SILC grâce auquel elle est parvenue à améliorer ses conditions de vie. Pour se lancer dans son petit commerce, elle a d’abord contracté un crédit à son SILC et l’a remboursé sans problème. “Même si mon capital est fort maigre, nous a-t-elle dit, il m’appartient à moi seule, je n’y touche jamais et je fais tout pour le maintenir. Je vis du gain que je trouve dans la vente de mes produits”.

Danielle Munezero affirme que, grâce à ses activités de commerce dans le SILC, ses conditions de vie se sont beaucoup améliorées. Son objectif est de pouvoir acheter des bananes et des avocats qu’elle fera mûrir elle-même et pourra ainsi gagner davantage.

Denise Mutezinka, 39 ans, veuve vivant avec ses 4 enfants, vend la bière traditionnelle de sorgho au marché du camp de Mahama. Elle semble ainsi perpétuer un métier qu’elle pratiquait chez elle au Burundi en l’alternant avec le petit commerce. Nantie de son expérience de longue date dans ce métier, elle a au début contracté un crédit de son SILC qu’elle n’a cessé de fructifier jusqu’à ce jour et n’envisage d’en demander un autre que lorsqu’elle se décidera d’augmenter son capital. Pour elle, ce qui compte pour espérer un avenir meilleur c’est la persévérance dans l’observation des règles du groupe et et savoir de priver aujourd’hui pour récolter davantage à l’avenir.

Priée de donner son commentaire sur l’affirmation de celles qui avancent attendre un financement pour pouvoir s’engager dans les SILCs, elle a tout simplement répondu: “Celles-là je ne les comprends pas! Quelqu’un peut-il te financer avant de faire preuve de ton savoir-faire?

Denise Ndayisenga, 39 ans, mère de cinq enfants, a opté pour une solution d’utiliser le crédit qu’elle obtient de son SILC dans le petit commerce et dans l’apprentissage du métier de couture. “Nous sommes plusieurs à pratiquer le commerce et il nous arrive de ne rien gagner. J’ai décidé d’apprendre aussi le métier de couture pour que je devienne entièrement autonome dans l’avenir”, nous a-t-elle dit.

A la question de savoir si, en se mettant à l’apprentissage elle ne se privait pas ainsi des gains qu’elle obtiendrait en se consacrant exclusivement au commerce, Denise Ndayisenga nous a répondu: “Non, je ne perds pas, car, même si je me prive du gain pour le moment, lorsque dans l’avenir j’aurai appris ce métier, et si j’ai la chance d’obtenir une machine à coudre, je suis sûre que je gagnerai davantage et je ferai mieux vivre ma famille”.

Cette brave femme est véritablement déterminée à se tirer de la précarité: lorsqu’elle n’est pas en train d’apprendre la couture, elle se met derrière son étal de légumes et de fruits. Pour elle, en initiant les SILC, la Caritas est devenue leur “sauveur”. “Avec le crédit que j’obtiens de son SILC, je fais d’une pierre trois coups: entretenir son petit commerce, apprendre le métier de couture et contribuer à améliorer les conditions de vie de sa famille”, a-t-elle souligné.

Extrait d’une interview de M. Vanson Ngarambe/ Formateur et Coordinateur des SILCs de la Caritas à Mahama

Quelles sont les conditions sine qua non pour la réussite d’un SILC?

La première condition est que les membres d’un SILC s’autosélectionnent seules et sans contrainte ni imposition. Il faut que les membres se connaissent entre eux, qu’ils vivent ensemble (dans un même village pource qui concerne le camp de Mahama), qu’ils aient un comité bien organisé disposant des outils de gestion et, de préférence, que le groupe soit bien encadré. Lorsque le groupe SILC est lancé, il faut que les membres soient formés, et bénéficient d’un recyclage six mois après le démarrage. C’est à ce moment-là que les membres de différents groupes partgagent leurs experiences respectives: réussites, problèmes rencontrés, les contraintes, les leçons apprises.

Si vous analysez la situation des SILCs des femmes chefs de ménages à leur création et aujourd’hui, comment jugez-vous l’avenir de ces femmes?

Nous avons commencé au mois d’avril 2018. C’est-à-dire que nous sommes déjà au 6ème mois. Il est donc grand temps de recycler les membres. Et moi je suis convaincu que l’avenir des membres de ces SILCs est promettant. Ces femmes elles-mêmes le témoignent. Lorsque vous leur demandez quels avantages elles tirent de leurs groupes SILCs, elles disent que, mis à part l’épargne qu’elles réalisent et les crédits qu’elles reçoivent, elles ne sont plus victimes de l’isolement. Elles échangent sur divers problèmes qu’elles vivent dans leurs ménages et dans le camp en général et, s’il y a moyen, elles contribuent à les soulager par des visites et des aides ponctuelles tirées du fonds de solidarité qu’elles alimentent à chaque réunion. Ce qui n’était pas possible avant la création de leurs SILCs. Avant, la plupart se trouvaient dans l’impossibilité d’entreprendre, mais aujourd’hui, pour celle qui voudrait entreprendre une activité, il suffit de demander un crédit à son SILC.

Est-ce que ce genre de projet peut s’appliquer à d’autres catégories de vulnérables assistés par la Caritas à Mahama? Par exemple les malades chroniques?

Oui, c’est possible! Ça dépendrait des moyens financiers et humains dont disposerait la Caritas pour leur encadrement et pour leur doter des outils de gestion.

Aloys MUNDERE

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