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Les groupes d’épargne et de crédits leur a permis de rayer leurs dettes  

La Caritas « Un pilier de leur survie »

Les femmes seules chefs de ménages regroupées dans 122 groupes d’épargne et de crédits par Caritas Rwanda, dans le camp de Mahama, affirment que si ce n’était que pour ces groupes, elles ne seraient pas capables de s'occuper de leur famille.

Caritas Rwanda aide diverses personnes dans ce camp qui héberge les réfugiés burundais depuis 2015. Les femmes seules chefs de ménages font partie des bénéficiaires de Caritas Rwanda, ce qui les a aidées à rejoindre les groupes d'épargne et de crédit.

Kayirangwa Emeline, 36 ans, qui a huit enfants, dise qu'élever les enfants seule sans mari est un travail très difficile. Elle ajoute que pour subvenir au besoin d’une telle famille au camp, on est toujours couvert de dettes.

« J’étais toujours endetté puisque l’argent qu’on nous donne pour la nourriture n’était jamais suffisant. Je regardais mes enfants sans habits et affamés et je ne savais pas quoi faire. Mais cela a changé depuis que j'ai rejoint les groupes d’épargne ». dit Kayirangwa

Kayirangwa, qui avait exercé le métier de vendeuse au Burundi, a sollicité un prêt dans son groupe pour reprendre la profession. Elle a emprunté 50 000 frw et a commencé à vendre des brochettes de chèvre. Six mois après, elle était propriétaire d’un business qui marche bien. Elle a acheté une vache et une moto qui l’aide dans le transport de sa marchandise

Elle affirme que sa vie a radicalement changé et que ses enfants ne sont plus privés de nourriture ou de vêtements.

Kayirangwa Emeline affirme que sa vie a radicalement changé et que ses enfants ne sont plus privés de nourriture
Kayirangwa Emeline affirme que sa vie a radicalement changé et que ses enfants ne sont plus privés de nourriture

Kayirangwa dit que malheureusement a cause de cette période de crise qui résulte de COVID-19, son business s’écroule et a peur de replonger dans des soucis financiers.

Mukarutamu Marcelline, 43 ans, dit également que si elle n'avait pas rejoint les groupes d’épargne, elle ne pourrait pas nourrir ses 7 enfants. Elle dit que Caritas lui a non seulement appris à épargner, mais lui a également redonné confiance et espoir de vivre puisqu’elle se sentait constamment seule mais depuis qu’elle discute avec autres membres de son groupe, elle est heureuse.

« Quand je suis arrivée dans le groupe, j'ai demandé un prêt et commencé à vendre les légumes pour pouvoir prendre soin de ma famille. Aujourd’hui j’ai une autre famille qui m’écoute quand j’en ai besoin grâce à la Caritas ». dit-elle

Adia Ntakirutimana, 21 ans, qui a un fils de 1 an, dit qu'après avoir accouché, sa vie est devenue plus compliquée puisqu’elle était seule. Elle n’avait pas suffisamment de moyen pour prendre soin de son bébé et elle aussi mourrait de faim. Les autres femmes l'ont invitée dans le groupe qui lui a permis de commencer à vendre les bananes. Aujourd’hui elle arrive à se nourrir et à subvenir aux besoins de son enfant.

Ngarambe Vanson, un employé de Caritas Rwanda qui travaille au camp de Mahama et qui s’occupe également de ces groupes au quotidien, dit qu'il y a un réel changement pour ces femmes. Il dit qu'ils ont commencé avec des gens qui ont beaucoup de problèmes et qui n’avaient pas de connaissances nécessaires pour créer de petits emplois qui les aideraient à se développer.

« Ça se voit que leur vie a changé même leurs attitudes. Elles prennent soin de leur famille sans jamais être endettés comme avant, elles sont propres et souriantes, ce qui n’était pas le cas avant », a-t-il déclaré.

Ce que ces femmes disent toutes, c'est que cette période de COVID 19 a bouleversé leurs activités et que certaines ne savent même pas comment recommencer puisqu’elles n’ont plus d’argent d'investissement.

Caritas Rwanda continuera de les suivre de très près et leur donner des conseils pour qu’elles puissent continuer à travailler même si la pandémie de COVID-19 est encore là.

Mahama Camp
Camp de Mahama

 

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